Parmi les 46 fédérations représentées à Paris et les quelque 265 588 licencié.e.s la saison dernière, il semble intéressant de connaître le poids de l’escrime dans la capitale. Rassurez-vous, il s’agit de se donner des repères et surtout pas de vous proposer une étude statistique assommante.

 

Sur le plan national, les fédérations sportives agréées ont délivré 16,4 millions de licences et 2 millions d’autres titres de participation (participation à un événement ponctuel par exemple) en 2018. Nous parlons de licencié.e.s et non de pratiquant.e.s qui ne sont pas comptabilisé.e.s.
La nuance est importante car la pratique sportive n’est pas forcément encadrée (seulement 48% en France) et seulement un tiers des pratiquants adhère à un club sportif. En effet, la pratique peut être autonome ou encadrée dans une structure commerciale ou dans une association (club).

 

 

Les différentes pratiques sportives en IDF

 

Avec moins de 4000 licences, comment se situe l’Escrime A Paris ?

 

Pour la période 2018/2019, la fédération française d’escrime comptait 54 449 licences, dont 3 969 à Paris. Quid des pratiquants ? Difficile à dire mais on estime à une centaine de milliers de pratiquant.e.s sur la plan national et probablement 10 000 à Paris (en comptant les scolaires et diverses opérations de sensibilisation).

 

Avec moins de 4000 licences, comment se situe l’Escrime A Paris ? Pour cela, il faut s’appuyer sur les chiffres du CDOS 75 (Comité Départemental Olympique et Sportif) qui a fait un point à l’occasion de son AGE de janvier 2020. Si on écarte du classement les licences des mouvements sportifs scolaire et universitaire (UNSS, UGSEL, USEP et FFSU), l’escrime apparaît … (roulement de tambours) …, à la 15ème position, juste derrière le rugby (4145), le badminton (4294) et l’athlétisme (4373). Mais juste devant le handball (3906), la gymnastique (3592) ou le tennis de table (3239). Le podium est occupé par le tennis (38652), le golf (25050) puis le football (22217).

 

La marge de progression semble importante et est source de nombreuses interrogations…

 

La marge de progression semble importante et est source de nombreuses interrogations : pourquoi pas plus de licencié.e.s ? Y-a-t-il assez de clubs d’escrime pour mailler Paris ? Sont-ils en capacité d’accueillir plus de pratiquants ? Quid de la disponibilité des infrastructures pour absorber les compétitions ? Est-ce une question d’image ? De notoriété ? De visibilité ? Peut-être tout cela en même temps ? Nous vous invitons à laisser votre avis en commentaire ou en nous contactant via Facebook pour participer à la réflexion !

 

Motivations et freins en Ile de France ?

 

Voici d’autres informations pour nourrir la réflexion. Seulement 21% des sportifs d’Ile de France pratiquent au sein d’une fédération. 62% choisissent  une pratique d’extérieur et la majorité d’entre-eux en autonomie. L’escrime ne semblerait pas convenir… Peut-être faut-il se tourner vers la question de la motivation et des freins à la pratique ?

 

Motivations et freins à la pratique d’un sport en IDF

 

On assiste à une grande variété des motivations sur le territoire. La première des motivations, c’est la santé pour 41% des pratiquants. Viennent ensuite la détente (38%) et le plaisir, l’amusement pour 37 % des sportifs interrogés. L’amélioration de l’apparence est aussi évoquée par trois pratiquants sur dix.
Parmi les non pratiquants, un quart n’aime tout simplement pas le sport et un autre quart justifie la non-pratique par un problème de santé. De plus, 14 % d’entre eux trouvent que le coût de la pratique est trop élevé.

 

Qu’en pensez-vous? Nous attendons vos commentaires et remarques…

 

 

Sources:

INJEP Fiche régionale des sports IDF

INJEP Les chiffres clés du sport 2020

CDOS Répartition du nombre de licences à Paris

 

 

 

 

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